Thèmes – Travail

Nommer des femmes aux commandes des entreprises suisses est une question de survie

L’enquête sur les salaires des managers réalisée par Travail.Suisse révèle que la situation n’a pas beaucoup changé dans les hautes sphères dirigeantes des grandes entreprises suisses. Les femmes font toujours figures d’exception au niveau de la direction ou du conseil d’administration. Pourtant, les entreprises ont tout à gagner d’une mixité des genres dans les étages directoriaux. L’exemple de l’Islande illustre l’échec cuisant d’une gestion traditionnelle et exclusivement masculine.

25 mai 2009, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d'égalité

Dans l’industrie des machines, les rémunérations des managers continuent de grimper allègrement

2008 n’a pas été une mauvaise année pour l’industrie des machines. Peu avant d’être rattrapée, elle aussi, par la crise financière, elle a enregistré des résultats records, du moins en partie. Pourtant, non seulement les chiffres clés des groupes ont atteint de nouveaux records, mais aussi les rémunérations des dirigeants ont atteint en 2008 des sommets qui laissent pensifs. La fourchette salariale calculée par Travail.Suisse affiche un rapport de 1 à 427, une situation intolérable pour une branche de l’économie qui repose à vrai dire sur un travail solide et honorable.

11 mai 2009, Matthias Humbel, transfair

Dans l’industrie des machines, les rémunérations des managers continuent de grimper allègrement

2008 n’a pas été une mauvaise année pour l’industrie des machines. Peu avant d’être rattrapée, elle aussi, par la crise financière, elle a enregistré des résultats records, du moins en partie. Pourtant, non seulement les chiffres clés des groupes ont atteint de nouveaux records, mais aussi les rémunérations des dirigeants ont atteint en 2008 des sommets qui laissent pensifs. La fourchette salariale calculée par Travail.Suisse affiche un rapport de 1 à 427, une situation intolérable pour une branche de l’économie qui repose à vrai dire sur un travail solide et honorable.

11 mai 2009, Matthias Humbel, transfair

Très fortes augmentations de salaires à la direction du groupe SwissLife

Depuis 2002, les salaires des membres de la direction du groupe SwissLife ont augmenté de 155 %. Calculés aujourd’hui à l’occasion de l’assemblée générale de SwissLife par Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleuses et des travailleurs, les écarts salariaux affichent le pourcentage incroyable de 139 %. Pour 2008, ils représentent un rapport de 1 à 54. suite

Depuis 2002, le salaire des membres de la direction du groupe Swisslife a augmenté de 155 %, passant de 1,1 million en moyenne en 2002 à 2,9 millions en 2008. Une évolution extrêmement discutable qui conduit à une croissance de 139 % de l’écart salarial. L’écart salarial représente la différence entre le salaire le plus bas de l’entreprise et le salaire moyen obtenu par un membre de la direction. L’écart salarial 2008 calculé par Travail.Suisse accuse un rapport de 1 à 54, contre 1 à 23 en 2002 encore.

Avec l’arrivée de Bruno Pfister à la tête de l’entreprise, l’écart salarial entre le salaire le plus bas et le plus élevé a baissé provisoirement de 1 contre 103 à 1 contre 77. La durabilité de ce recul salarial se montrera dès que les chiffres de l’exercice 2009 seront connus. Travail.Suisse ne manquera de poursuivre sa critique des salaires des managers.

07 mai 2009, Susanne Blank, Responsable politique économique et Matthias Humbel, transfair

ABB: la période dorée continue pour les managers

Quatre mois : telle fut la durée pour laquelle Joe Hogan a travaillé pour ABB en 2008. Quatre mois pour lesquels il a gagné en tout 19.2 millions de francs, dont 13.5 millions déjà avant son entrée en fonction sous la forme d’un exubérant bonus d’entrée. Mais il n’y a pas qu’Hogan qui a bien profité en 2008. Le salaire par membre de la direction de l’entreprise a augmenté d’un incroyable 70 pour cent. Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs et travailleuses, calcule, à l’occasion de l’assemblée générale d’ABB d’aujourd’hui, l’écart salarial entre le salaire le plus bas et les salaires des dirigeants de l’entreprise. suite

Depuis septembre 2008, ABB a, avec Joe Hogan, un nouveau CEO. Pour Hogan, ce nouveau poste a déjà payé avant le début du travail car ABB a « couronné d’or » le changement d’emploi avec un bonus d’entrée (appelé aussi Golden Hello) de plus de 13,5 millions de francs. En tout, Hogan a reçu pour les quatre mois pendant lesquels il était en fonction en 2008, 19.2 millions de francs. L’écart salarial calculé par Travail.Suisse entre le salaire le plus bas et le salaire d’Hogan dénote un rapport incroyable de 1 : 427.

Dans la foulée d’Hogan, le reste de la direction de l’entreprise a vu aussi sa rémunération s’envoler. Le salaire moyen a augmenté de 70% à 7,1 millions de francs et l’écart salarial en résultant manifeste un rapport de 1 :158. Depuis 2002, l’écart salarial s’est donc ouvert de 264%, le rapport entre le salaire le plus bas et le plus élevé même de 478%. Les excès salariaux du management sont donc de loin pas seulement un problème de la branche pharmaceutique et financière, l’industrie des machines est aussi au premier plan à cet égard.

05 mai 2009, Susanne Blank, Responsable politique économique et Matthias Humbel, transfair

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