Thèmes – Travail

Révision du droit de la société anonyme: les travailleurs dans le conseil d’administration!

Au fil de ces dernières années, l’économie s’est de plus en plus éloignée des travailleurs et du travail qu’ils fournissaient, et elle s’est beaucoup trop unilatéralement appuyée sur les intérêts des dirigeants et des bailleurs de fonds. Dans la quête de rendements toujours plus élevés, on a accordé nettement trop peu de crédit à l’importance du travail. La crise financière nous en fait maintenant payer le prix. Pourtant, toute crise recèle une chance en soi, et il s’agit désormais de la saisir. C’est pourquoi Travail.Suisse demande que des représentants des travailleurs siègent dans les conseils d’administration, afin de redonner au facteur travail la valeur qui lui est due. La révision, en cours, du droit de la société anonyme offre le cadre idéal à cet effet.

30 mars 2009, Matthias Humbel, transfair

Industrie pharmaceutique: les Crésus suisses en bonus

Alors qu’en conséquence de la crise financière, la discussion concernant les salaires exorbitants des dirigeants a reçu un large écho, tant Roche que Novartis ne semblent pas du tout avoir été concernés par la critique. Ainsi, Daniel Vasella a touché en 2008 de Novartis une rémunération incroyable de 40,3 millions de francs. Franz Humer, lui aussi, a reçu en 2008 un salaire plus que princier de 15,2 millions de francs. Et ce, bien entendu, quoiqu’il n’ait été opérationnel que pendant deux mois et qu’il ait quitté son poste de CEO de Roche en mars 2008.

16 mars 2009, Matthias Humbel, transfair

Roche : retour à la raison par un changement dans la direction ?

Les écarts salariaux s’amenuisent chez Roche : de 18% entre le salaire le plus bas et la rémunération moyenne de la direction. L’écart salarial entre le salaire le plus bas et la rémunération par membre du Conseil d’administration s’est réduite de 4%. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses constate que cela ne saurait être considéré comme un retour à la raison. suite

En 2007, Franz Humer a reçu pour son double mandat en tant que CEO et président du Conseil d’administration un salaire de 22.3 millions de francs. Comme cela ressort du rapport annuel, il a reçu en 2008, avec 16,5 millions de francs, environ 26 pourcent de moins. En outre, Humer s’est retiré au début mars 2008 de la conduite opérationnelle de Roche. Pour un président du Conseil d’administration qui n’a été actif au niveau opérationnel que deux mois, 16,5 millions de francs sont plus qu’une rétribution princière.

Si l’on ajoute en outre les salaires du président du Conseil d’administration Humer et du CEO Severin Schwan1, on arrive à 23,7 millions de francs ou un plus de 6 pourcent en comparaison avec les 22.3 millions de francs que Humer a reçu pour les deux fonctions en 2007.

L’écart salarial entre le salaire le plus bas et le salaire moyen de la direction s’est pour 2008 réduit de 18%, aussi grâce au retrait de Humer en tant que CEO. L’écart salarial reste cependant de 1 :143. Le rapport entre le salaire le plus bas et la rémunération moyenne d’un membre du Conseil d’administration est de 1 :6.3, une baisse de 4% par rapport à l’année précédente.

10 mars 2009, Susanne Blank, Responsable politique économique

Salaires de Novartis : no limits !

Tandis que dans toute la Suisse le scandale se concentre sur les bonus de l’UBS, les managers d’autres entreprises ne se gênent pas pour se remplir les poches. Chez Novartis par exemple, les salaires des managers ne connaissent qu’un régime : à fond vers le haut. L’écart salarial entre le salaire le plus bas et celui de Daniel Vasella atteint maintenant la valeur scandaleuse de 1 à 747. suite

Tandis qu’en 2007 il reculait légèrement en raison de la chute des cours boursiers, le salaire de Daniel Vasella a fortement augmenté l’an dernier malgré la persistance des pertes. Or, pour compenser la baisse des cours, Vasella a reçu un bonus de plus du double sous forme d’un paquet d’actions. En conséquence, d’un montant déjà exorbitant de 34 millions, ses revenus ont grimpé jusqu’à la somme monstrueuse de 40 millions, ce qui équivaut à une augmentation de salaire de 20 %.

De même, l’écart salarial entre le salaire le plus bas et le salaire moyen de la direction du groupe s’est encore accru et se monte à 9 % pour un rapport de 1 à 183, tandis que l’écart entre le salaire le plus bas et l’indemnité moyenne d’un membre du conseil d’administration pour 2008 s’élève à 1 à 10, ce qui représente une croissance de 2 %.

24 février 2009, Susanne Blank, Responsable politique économique

Salaires des dirigeants : le moment est venu d’agir!

Ce n’est pas uniquement depuis l’éclatement de la bulle hypothécaire que les salaires élevés des dirigeants sont devenus un problème. Cela fait des années que Travail.Suisse montre du doigt les excès salariaux qui existent dans les étages de la direction. Dans l’intervalle, diverses propositions ont été émises pour endiguer ces outrances. Et des mesures ont déjà été prises à l’étranger. Voici un aperçu de la situation.

23 février 2009, Matthias Humbel, transfair

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