Thèmes – Travail

UBS: affront contre le contribuable

Malgré une perte de 19,7 milliards de francs et en dépit de plus de 50 milliards de francs d’argent public, l’UBS verse encore plus de 2.2 milliards de francs de bonus. Alors qu’un milliard est lié par des garanties contractuelles, 1,2 milliards de francs sont distribués librement. C’est un affront inadmissible envers le contribuable. Travail.Suisse demande la réintroduction des salaires fixes pour stopper enfin cette folie des bonus. suite

L’UBS est toujours engluée dans la crise financière, les résultats présentés par la banque aujourd’hui étant incroyablement mauvais. Une perte de 19,7 Mrd. de francs, un milliard de francs retirés par les clients et la suppression de 5’777 postes de travail reflètent la plus mauvaise année dans l’histoire de l’UBS.

Déconnexion de la réalité et effronterie
Malgré tout, la banque maintient aussi cette année un système de bonus qui, avec 2.2 milliards de francs, demeure très généreux ; cela fait encore un bonus de 27’705 francs par tête. Même si 1 milliard de francs est lié par des engagements contractuels, il reste 1,2 milliards distribué librement par l’UBS, soit plus de la moitié. Travail.Suisse juge que de verser de tels bonus est d’une rare impudence au vu de la crise dans laquelle se trouve l’UBS, en particulier auprès du contribuable.

La fable du salaire selon la prestation
La nouvelle argumentation pour justifier les bonus est risible. Alors qu’avant il s’agissait d’honorer (de façon démesurément élevée) la prestation, il s’agit maintenant, selon la FINMA, d’empêcher une fuite du personnel vers d’autres banques. Le bonus comme salaire lié à la prestation s’avère être définitivement une fable. Travail.Suisse demande que l’on en revienne enfin à des salaires fixes sans versement de bonus disproportionnés et injustifiés.

10 février 2009, Susanne Blank, Responsable politique économique

Salaires des dirigeants: il est grand temps de renforcer les réglementations

Depuis un certain temps, l’économie mondiale se voit entraînée dans la crise financière. L’un des facteurs les plus importants du déclenchement de cette crise est le système régissant les indemnités destinées aux dirigeants. Un système qui a servi la cupidité de certains managers et qui a provoqué la maximalisation des bonus sur la base de fausses incitations. Néanmoins, pareils excès salariaux ne sont pas un phénomène nouveau, tant s’en faut. Depuis 2004 déjà, Travail.Suisse dénonce publiquement les salaires excessifs des dirigeants au plus haut niveau. Et il y a de quoi les clouer au pilori, car les salaires des membres de la direction de groupes ont augmenté de 89 % au cours des six dernières années.

10 novembre 2008, Matthias Humbel, transfair

Réaliser un programme de soutien conjoncturel – contrôler les salaires des managers

Le Comité de Travail.Suisse, l’organisation indépendante faîtière des travailleurs et travailleuses, a réaffirmé son exigence de mettre en œuvre immédiatement un programme de rénovation des bâtiments avec les revenus tirés de la taxe sur le CO2. Il faut aussi prévoir un contrôle sévère dans la révision du droit de la société anonyme des salaires des managers. Sinon, l’initiative populaire contre les rémunérations abusives n’aura pas de réel contre-projet. suite

Hier, le Conseil fédéral a transmis au Parlement son message sur le paquet de sauvetage de l’UBS de 70 milliards pour qu’il l’entérine. Le Parlement n’a plus rien à dire sur ce paquet. Il est donc d’autant plus important pour Travail.Suisse que les parlementaires élus par le peuple ne sauvent pas seulement une banque mais entreprennent aussi quelque chose pour les « travailleurs normaux » et contre les salaires complètement démesurés des managers.

Réaliser tout de suite le programme d’assainissement des bâtiments

Outre l’approbation après coup du paquet de sauvetage pour l’UBS, il faut que le Parlement décide de lancer un programme de soutien conjoncturel dans le domaine de l’assainissement des bâtiments et des technologies énergétiques. L’argent est à disposition et le programme peut déjà déployer ses effets en 2009. Il n’arrive donc pas trop tard comme on le prétend si souvent. D’ailleurs, des branches importantes et porteuses d’avenir de l’économie suisse (industrie des machines, bâtiments, industrie solaire) en profiteraient fortement. Avec les 200 à 400 millions de francs que l’on peut de suite débloquer, on déclenche des investissements d’environ 2 milliards de francs.

Les salaires des managers sont le problème, pas les honoraires des conseils d’administration

Les propositions du Conseil fédéral pour compléter le droit de la société anonyme sont totalement insuffisantes car elles ne touchent que le conseil d’administration. Comme l’ont montré les études de Travail.Suisse sur les salaires des managers, les rémunérations insolentes et les fausses incitations touchent avant tout la direction et non pas le conseil d’administration. Sans réglementation des salaires des managers, la révision du droit de la société anonyme demeure un tigre de papier et n’est pas un contre-projet valable à l’initiative populaire contre les rémunérations abusives.

06 novembre 2008, Martin Flügel, Président

Les salaires des managers – un problème sérieux

Les propos tenus par Daniel Vasella à propos des bonus perçus par les managers sont un peu courts. Il s’agit bien plus que de simple populisme. Depuis 2002, Travail.Suisse démontre, grâce à son étude annuelle sur les salaires des managers, que les salaires des dirigeants explosent et que les écarts salariaux toujours plus grands sont un problème sérieux. La crise financière ne peut conduire qu’à accélérer le processus d’introduction de nouvelles réglementations. suite

Il y en a qui ne manquent pas d’air : Daniel Vasella, CEO et président du conseil d’administration de Novartis, ose prendre la parole pour décrire la discussion actuelle sur les bonus perçus par les managers comme étant du pur populisme. Il aurait mieux fait de se taire. Parce que les salaires exorbitants des milieux dirigeants sont depuis longtemps un problème sérieux, et pas seulement depuis la crise financière.

Les salaires des managers explosent depuis des années – un problème sérieux

L’enquête sur les salaires des managers de Travail.Suisse montre depuis plusieurs années avec quelle insolence les indemnisations ont explosé à l’étage des dirigeants. C’est ainsi que Monsieur Vasella a reçu 20.2 millions de francs en 2002, et qu’en 2007, il a touché 34,8 millions. L’écart salarial s’est accru de 72%. En 2007, le chef de Novartis a gagné de manière incompréhensible 643 fois plus que son employé le moins payé.

Le salaire du précédent président de l’UBS, Marcel Ospel, s’est monté en 2002 à 12.6 millions de francs, et à 26.6 millions en 2006. L’écart salarial s’est accentué de 96 pourcents en cinq ans, passant de 1 :282 à 1 : 5541.

Un retour aux salaires fixes et représentation du personnel dans les conseils d’administration

A la lumière de la crise financière, les revendications de Travail.Suisse sont plus actuelles que jamais. Il faut revenir à des salaires fixes dans les sphères dirigeantes et avoir une représentation du personnel dans les conseils d’administration et les Compensation Comittees. Une chose est claire : celui qui a trop abusé de la liberté doit voir cette liberté limitée. Les régulations qui arrivent sont de celles qui doivent être prises.

1 plus d’informations sur les salaires des managers sur www.travailsuisse.ch

21 octobre 2008, Susanne Blank, Responsable politique économique

Salaires des managers 2007: pas la moindre trace de modération

L’écart entre les salaires des managers et ceux des travailleurs et travailleuses ne s’est pas réduit, au contraire. On constate toujours plus clairement que les managers vivent dans un monde différent avec ses règles propres où les prestations, l’application et la décence ne jouent plus de rôle. Ainsi, des augmentations de salaires de plus de 20% sont habituelles dans ce milieu. suite

Travail.Suisse, l’organisation faîtière des travailleurs et travailleuses, a présenté aujourd’hui les résultats de son étude sur les salaires des managers. En 2007, les salaires des managers de l’échantillon de 28 entreprises suisses pointent encore une fois dans une seule direction : gaillardement vers le haut. Des augmentations de salaire de plus de 10% sont la règle. Des augmentations de salaires de plus de 20% ne sont pas rares et l’on ne trouve aucune trace de modération.

Helvetia Patria reçoit la « fourchette salariale 2007 de Travail.Suisse »

La fourchette salariale de Travail.Suisse est attribuée à l’entreprise où l’écart salarial s’est le plus accentué entre le salaire le plus bas et le salaire moyen pour un membre de la Direction. Cette année, c’est Helvetia Patria qui mène le bal avec une augmentation de l’écart salarial de 69% et prend ainsi le relais d’Oerlikon, le « vainqueur » de l’année précédente. Comme l’an passé, le vainqueur, cette année, ne fait pas partie des suspects habituels mais d’entreprises considérées jusque ici comme intègres.

Travail.Suisse présente le « gang des requins »

Quand il en va des salaires des managers, on ne peut plus parler de marché libre et de concurrence salariale mais d’un « gang des requins », d’une caste propre de managers déconnectée de la réalité des travailleurs et travailleuses. Travail.Suisse fait la liste de tous les managers dont le salaire est au moins cent fois supérieur au salaire le plus bas de leur entreprise. Les 55 managers de 12 entreprises montrent très clairement que les excès salariaux ne se concentrent pas seulement sur quelques moutons noirs mais que, dans l’ombre des grands profiteurs bien connus, on trouve des directions d’entreprise complètes qui s’octroient, sans qu’on l’ait remarqué, des rémunérations de plus en plus exorbitantes.

Pour d’autres informations :
Susanne Blank, responsable de la politique économique, Tél. 031 370 21 11
ou 078 850 91 19
Martin Flügel, président (à partir du 1er septembre 2008), Tél. 031 370 21 11
ou 079 743 90 05

23 juin 2008, Susanne Blank, Responsable politique économique

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